KINTSUGI, l'art de transmuter une fêlure


De lignes de faille en lignes de force

Cette technique ancestrale, découverte au XVème siècle au Japon, consiste à réparer un objet en mettant en valeur ses fractures avec de la véritable poudre d’or.

« C’est par la plaie que pénètre en nous, la lumière » - Rûmî



Du point de vue philosophique, l’art du Kintsugi nous invite à transcender nos épreuves à la manière d’une œuvre alchimique, par étapes successives : panser (et/ou penser) les fragments petit à petit, passer du baume sur les fêlures en répétant ce geste autant de fois qu'il est nécessaire dans l'idée de participer à un processus de cicatrisation dans le temps  pour intégrer l’épreuve et accéder à une pacification.

Donner de la valeur à ce que l’on voudrait dissimuler et qui pourtant, fait la particularité de notre expérience de vie, pour se réconcilier avec l’estime de soi, dans le dépassement du défi mais aussi accueillir la différence avec humilité, tendresse et respect de soi.

La Kinésiologie s’imprègne en partie de cet état d’esprit, pour accompagner le franchissement des barrières inconscientes, désamorcer les tensions de colère, de ressentiment, de chagrin et de culpabilité en vue de retrouver enfin la singularité de sa personnalité dans l’unité et la paix intérieure.



Je vous recommande l’ouvrage de Céline Santini qui dresse un parallèle entre la voix du Kintsugi et la démarche de résilience initiée et développée par Boris Cyrulnik : transcender un traumatisme pour faire de l’expérience passée, une véritable métamorphose intérieure, avec une force et une beauté irradiantes.