Kinésiologie et Intégration Sensorielle



L'importance de l’intégration sensorielle dans le développement et les apprentissages de l’enfant


"Avant d'apprendre à lire, écrire et à calculer, nous devons donner une signification à ce que nous voyons et entendons, nous devons être capables de planifier nos mouvements et d'organiser notre comportement. Cette capacité dépend de l'efficacité avec laquelle notre système nerveux organise les messages que nos sens lui transmettent" – Anna Jean AYRES a développé ce concept dans les années 70.


Le développement de l’enfant

Nos récepteurs sensoriels captent en continu des informations sous forme de « stimuli sensoriels » et les acheminent continuellement à notre cerveau ; ce dernier les réceptionne, les trie en fonction de sa capacité à les traiter et donc en les modulant selon son état de vigilance dans la journée pour apporter ensuite une réponse, de manière adaptée, par une gestuelle, un comportement, une expression verbale, une émotion… On peut dire que l’intégration sensorielle traite le développement de l’enfant, du sensori-moteur jusqu’au développement comportemental et cognitif. Elle est un outil efficace face aux difficultés scolaires.

La sensorialité fait appel à un ensemble de systèmes sensoriels comme la vision, l’audition le toucher, l’odorat, le goût, auxquels il convient d’ajouter les systèmes vestibulaire, proprioceptif et la Kinésiologie Adaptogenèse ® complète l’approche avec le sens thymique. Il convient de préciser ces trois derniers systèmes de modulation sensorielle :


Le système vestibulaire

Le système vestibulaire dont les récepteurs sont situés dans l’oreille interne, traite la perception du mouvement et le sens de l’équilibre pour nous déplacer de manière efficace et assurée. Il nous permet d’ajuster spatialement la position de notre corps en fonction du centre de gravité, de la direction et de la vitesse des mouvements subis ou initiés (exemple du mal de mer, du mal des transports dans le cas d’un excès de sollicitation de ce sens ou bien dans le fait de se balancer, de sauter sur un trampoline).

Le système proprioceptif

Le système proprioceptif, dont les récepteurs sont situés dans les muscles (fuseaux neuromusculaires), dans les tendons (récepteurs tendineux de Golgi), dans les ligaments, renseigne sur la position d’un membre dans l’espace et sur le tonus du tronc, des membres (exemple pour grimper à une échelle automatiquement sans calculer la pose des pieds sur les barreaux).

Le système thymique

Le système thymique se rapporte à l’humeur et de façon plus large, au ressenti ; il désigne la perception de nos émotions, de nos sentiments et des sensations physiques correspondantes. Quand Francis Vieules, initiateur du concept Kinésiologie Adaptogenèse®, parle du sens thymique, il intègre des sensations somesthésiques comme la sensation de la douleur, de la plénitude, du vide, de la chaleur, du froid... Il différencie les émotions et les sentiments en précisant que l’émotion vient plutôt du monde extérieur (mouvement centripète qui nous impacte, qui nous touche) tandis que le sentiment vient de l’élan du cœur, de l’intérieur de nous-même vers l’extérieur (mouvement centrifuge). Emotions et Sentiments modulent la perception de la douleur par exemple.



Comment repérer les signes d’un dysfonctionnement de l’Intégration Sensorielle chez l'enfant ?

Tendance à l’hyperactivité de certains sens

 

  • Au niveau visuel : agressivité d'une couleur sur un mur, préfère rester dans une pièce avec une lumière tamisée ;
  • Au niveau auditif : ne supporte pas le bruit, est déstabilisée par l’intonation aigüe d’une voix, ne sait pas gérer la perception de plusieurs sons en même temps ;
  • Au niveau tactile : n’aime pas faire la bise, a horreur de se faire laver la tête et couper les cheveux, n’aime pas les pulls avec un col roulé ou ne supporte pas les étiquettes derrière la nuque, n’aime pas les activités salissantes, peut repousser quelqu’un parce qu’il ne tolère pas la proximité, personne chatouilleuse ;
  • Au niveau olfactif : sentiment d’écœurement, nausée à la perception de certaines odeurs ;
  • Au niveau gustatif : vomissement sur certaines saveurs, rejet de la texture d’un aliment, inappétence alimentaire ;
  • Au niveau du sens vestibulaire : tombe facilement, se heurte fréquemment, mal des transports, n’aime pas la gymnastique, peu participatif aux jeux à la récréation ;
  • Au niveau de la proprioception : tendance à trop appuyer sur son crayon pour écrire, enfant maladroit, manque de délicatesse, manque de coordination dans ses gestes ;
  • Au niveau du sens thymique : réactions émotionnelles exagérées, enfant qui pleure quand un camarade pleure, personnalité très émotive, tendance hypochondriaque, peur d’avoir peur, déstabilisation émotionnelle qui entraîne des déstabilisations cognitives ;


Tendance plutôt à l’hypoactivité :

  • Au niveau visuel : difficulté à apprécier la profondeur, difficulté à apprécier la vitesse de déplacement du ballon, difficulté à mémoriser les lieux, les objets ;
  • Au niveau auditif : difficulté à repérer l’origine d’une source sonore, difficulté à mémoriser ce qui est dit ou entendu, difficulté à apprécier l’intensité, le timbre d’un son, difficulté à discriminer au niveau des sons, peu de mémoire auditive ;
  • Au niveau tactile : difficulté à discriminer les sensations du toucher (dur, mou, rugueux, lisse …), peut se blesser sans s’en apercevoir, peut ne pas reconnaître un objet au toucher les yeux bandés, tendance à moins ressentir la douleur ;
  • Au niveau olfactif : difficulté à reconnaitre certains parfums, à discriminer les senteurs, négligence sur certaines odeurs ;
  • Au niveau gustatif : difficulté à identifier certaines saveurs, à discriminer les goûts, baisse de la mémoire gustative ;
  • Au niveau du sens vestibulaire : enfant qui a besoin de bouger, de se balancer, de se bercer pour se stimuler ; difficultés dans les activités motrices fines qui requiert de la précision au niveau spatial (le collage par exemple) ; l’espace entre les mots ou  les lettres n’est pas respecté ou équilibré ;
  • Au niveau de la proprioception : maladroit dans les gestes ; mauvaise adaptation posturale ; s’assoit lourdement sur une chaise au risque de la manquer ; raide dans son corps ;
  • Au niveau du sens thymique : manque d’empathie, peu touché par le malheur des autres, peut faire preuve de froideur affective, marque d’alexithymie, réactions à l’environnement très cérébralisées et peu émotionnelles ;


Difficultés scolaires, l'apport de la kinésiologie Adaptogenèse ® dans le rétablissement de la sensorialité :

  • Repérer, grâce aux tests musculaires, les sens mal intégrés ou pas intégrés du tout ;
  • Désamorcer le stress sur le traitement de l’information sensorielle impliquée ;
  • Rétablir les conductions au niveau des nerfs sensitifs ;
  • Reconnexion des sens au niveau du cerveau et du corps ;
  • Correction des hyper et/ou hypo activités sensorielles ;
  • Exploration des inputs pour rétablir le branchement du sens avec les autres sens dans une unité fonctionnelle ;
  • Exploration des outputs pour rétablir le branchement du sens avec le corps ;



 

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